Les sons et les fumées se mêlent. Les bruits de la ville s’effacent, absorbés par la respiration de la mer, par le grondement continu des aciéries — cœur battant, profond — repris en écho par les pulsations lourdes des cargos et des péniches.
Les formes vacillent. Châteaux de navires, silhouettes de grues, pyramides minérales, hangars sans mesure, façades urbaines : tout se superpose, se compose se décompose et se recompose.
Çà et là, presque rien : une voiture, un passant, un pêcheur, un navire à quai, un autre déjà en partance.
On marche. Ou peut-être on attend.
Ici, départ et arrivée se dissolvent. Il n’y a que des passages, presque invisibles, dans un paysage en mutation — une porte immense ouverte sur le monde, qui balbutie son passé industrieux et maritime et bégaie son avenir.
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Matériel utilisé: Foma 100 adox FX-39 1+9 20° Leica iii c summitar OM-1N 28mm 3,5 Olympus Mju1















