Cela dit, vu que le sujet semblait faire réagir, j'ouvre ce fil.
La dérive est partie suite à ma réponse à KawaZ :
KawaZ a écrit : samedi 24 janvier 2026 0:09 (...) Quand en plus on te regarde de travers, ou tu te fais carrément virer " (...) C'est pénible... Dès que tu sors un appareil photo, c'est louche, ( vous faites quoi là ? c'est sûr je ne dois pas avoir la dégaine d'un touriste) (...)
Rapidement la discussion s'anime. Apparemment le sujet concerne..phildu24 a écrit : samedi 24 janvier 2026 6:28 .....Ah ! toi aussi ça t'arrive..le "louche photographe pseudo-pédophile assurément voyeur-malsain" !! .On ne va pas sortir du sujet mais ces comportements d'hystériques manipulé(e) freinent considérablement ma pratique. Ras le c** de ces abruti(e)s à peine fini(e)s, au QI d'huître anencéphale, qui revendiquent un pseudo droit à l'image privée dans l'espace public, qui n'ont rien compris au texte, mais s'auto-bombardent allègrement la tronche en mode selfie gravement narcissique et rapidement téléphoné pour ensuite exhiber leur vie de misérables moutons sur les Rézos associaux !
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Fin du coup de sang... vite mes cachets !
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Abbazz a écrit : mercredi 28 janvier 2026 11:13 Ce type de comportement est vraiment de plus en plus fréquent, surtout en France. La plupart des gens de comprennent rien à la notion de "droit à l'image" et interprètent ça comme "interdiction de photographier". Comme le dit Phil, ils ne veulent pas qu'on les photographient et après, ils vont étaler leurs photos intimes sur les rézos...
Mais cela ne concerne pas que les personnes... Une fois, j'ai eu un type en Bretagne qui m'a menacé physiquement parce que je prenais en photo la façade de sa maison, sur la rue centrale du village. Il m'a fait le cinéma du droit à l'image, que je devais avoir son autorisation pour photographier sa maison et gnagnagna. Il a commencé à s'énerver, a menacé de me "démolir la gueule" si je n'effaçais pas les images sur ma carte SD et je n'ai eu la vie sauve que grâce à l'arrivée d'un groupe de passants qui se sont interposés.
Il y a deux semaines, rebelote dans un petit village du val de Loire. Je photographiais depuis la rue une haie de thuyas très graphique sur un magnifique ciel bleu et j'ai vu débarquer la propriétaire de la maison située derrière la haie (la maison n'était même pas dans le cadre de la photo), qui m'a donné l'ordre de décamper. Son argument à lui, ce n'était pas le droit à l'image mais le risque que je fasse un repérage en vue d'un cambriolage. Il ne lui était pas venu à l'idée que l'image de sa haie figurait déjà en haute définition sur Google StreetView et était librement accessible à tous les voleurs de thuyas de la terre...
Je suis d'accord avec Yoda sur le fait que l'on n'est en général pas confronté à ce genre de comportement en Asie, mais pas seulement. Dans la plupart des pays, si l'on est poli et respectueux, on peut photographier sans problème dans l'espace public (hors restrictions liées à des raisons sécuritaires).
C'est vraiment un problème franco-français, qui vient sans doute des abus des paparazzi à partir des années 1960-70 qui ont amené à des campagnes dans l'opinion publique pour protéger la vie privée et à un durcissement de la réglementation. Ensuite, la population s'est emparée de cette notion de "droit à l'image" et l'a interprétée comme signifiant qu'il faut systématiquement avoir une autorisation écrite pour photographier une personne, un animal ou même un lieu ou un objet.
vdragon76 a écrit : mercredi 28 janvier 2026 12:02 Pas mieux en Belgique.
Les particuliers, et les pires: les vigiles (qui ont toujours rêvé d'être flics, qui se sont fait recaler mais qui ont un semblant d'autorité).
Ma dernière, ce sont des gardiens de parc qui voulaient voir mon autorisation!
En général, tu fais des photos avec un téléphone, ça passe. Avec un veritable appareil photo, ça devient hautement suspect. Et si comme moi tu emploies un pied, alors là....
Par contre, une chambre technique, pied, valise Sinar.... ça passe beaucoup mieux. Les gens se disent que si tu déploies tout ça, tu as une autorisation et c'est officiel. Forcément. Indiscutablement!![]()
En clair, j'envoie ch.er. Et si ils discutent, je leur fait un petit "rappel à la loi" et je leur conseille de s'adresser au commissariat qui n'est surement pas loin. Ca calme.
Quant à effacer mes photos, avec un boitier argentique, bon courage.
Rappelez-vous que la seule personne qui est autorisée à "confisquer votre film" (tentative souvent utilisée) c'est un magistrat. Même pas la police.
V.
KawaZ a écrit : mercredi 28 janvier 2026 13:31 Magistrat, les lois different d'un pays à l'autre.
Et les comportements aussi.
En Afrique, dans les années 80 ils n'aimaient pas être pris en photo, où alors il fallait palabrer et donner un billet.
Soit ils avaient peur d'être " maraboute", que leur image soit servi à de mauvaises intentions, soit ne voulaient pas que leurs images apparaissent dans des magazines ( dans ce dernier cas un billet suffisait), genre " bête de foire". Bon oui, un " droit à l'image" mais dans le cas d'un gros plan ou portrait ( mais surtout un moyen de monnayer leur image). Tu pouvais prendre une scène de rue sans problème.
Du coup j'évitais de prendre les gens en photo, pas assez de sous en poche.
D'un côté tu peux être flatté que l'on te prenne en photo, mais la parano à pris le dessus.
J'ai vu aussi un reportage au Japon où les femmes en costumes traditionnels se font carrément " agresser" ( insistant lourdement malgré son refus) par des touristes qui veulent les prendre en photo : quand c'est plusieurs fois par jours et de manière systématique dès qu'elles sortent de chez elles c'est compréhensible. Là ce n'est pas du droit à l'image, c'est de la bête de foire.
C'est du respect, et cela devient compliqué de nos jours.
Il faut être pédagogue et diplomate, ou discret et rapide comme l'éclair.
Je trouve que le titre d'une ancienne revue " chasseurs d'images" ou la pub kodak " voleurs de couleurs" étaient assez bien vu.
J'ai fouillé les archives et retrouvé des messages de 2007 qui évoquaient déjà ce sujet ..... le droit , non pas à l'image, mais le droit de faire des photos.. ou plutôt, la possibilité de pratiquer sereinement notre passion dans l'espace public sans se faire interpeller (au mieux...) fait débat.
Mais comment faire alors ? Certes il y a. ça par exemple.. intéressant entre 5:14 à 8:17... malgré tout, j'ai beau me forcer à retourner dans la rue avec mon Bessa, je zappe tout ce qui est "personnages et situations"
J'ai vraiment plus envie de me faire alpaguer, voire agresser au vu du contexte général ambiant,...
Alors ...dois je me cantonner aux petites fleurs des champs ?
