Le fil sur les archives ARN m'a refait penser au travail de Thibault Derien dans une série qu'il appelle "j'habite une ville fantôme" que l'on peut retrouver ici https://www.derien.fr/j-habite-une-ville-fantome
Il photographie frontalement des devantures de magasins à l'abandon.
Je vous laisse apprécier.
À voir : Thibault Derien
- Gildas
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vdragon76
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Re: À voir : Thibault Derien
Oui, c'est dans le même esprit.
Je me faisais une réflexion sur la nouvelle génération de photographes.
Ils ont envie de réussir, ils ont besoin d'"exister", c'est tellement manifeste.
Alors que moi (et bien d'autres de ma génération) on n'en avait rien à foutre. On faisait juste des images parce qu'on avait besoin d'en faire. Et quand je dis besoin, c'est une nécessité presque physique.
Je suis un adepte admiratif de la réflexion de Saul Leiter, à qui on avait demandé comment il se faisait qu'il était resté un inconnu jusqu'à ses 80 ans:
(Je cite de mémoire, sous toutes réserves, et qui plus est il y a des variations concernant cette citation):
"Pour réussir il faut être ambitieux. Et je n'aime pas les gens ambitieux.
Je préfère boire du café et écouter de la musique"
Je pense que c'est ça qui fait notre différence.
Je suis totalement fan de sa vision de la vie si parfaitement assumée!
V.
Je me faisais une réflexion sur la nouvelle génération de photographes.
Ils ont envie de réussir, ils ont besoin d'"exister", c'est tellement manifeste.
Alors que moi (et bien d'autres de ma génération) on n'en avait rien à foutre. On faisait juste des images parce qu'on avait besoin d'en faire. Et quand je dis besoin, c'est une nécessité presque physique.
Je suis un adepte admiratif de la réflexion de Saul Leiter, à qui on avait demandé comment il se faisait qu'il était resté un inconnu jusqu'à ses 80 ans:
(Je cite de mémoire, sous toutes réserves, et qui plus est il y a des variations concernant cette citation):
"Pour réussir il faut être ambitieux. Et je n'aime pas les gens ambitieux.
Je préfère boire du café et écouter de la musique"
Je pense que c'est ça qui fait notre différence.
Je suis totalement fan de sa vision de la vie si parfaitement assumée!
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- Gildas
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Re: À voir : Thibault Derien
Je ne sais pas si Thibault Derien est ambitieux mais entre lui et Saul Leiter beaucoup de choses ont changé et internet est apparu avec les réseaux qui donnent une audience même aux gens de peu d'ambition.
Et puis un peu d'ambition ce n'est pas négatif si ça n'écrase pas l'autre.
J'avoue je suis aussi comme ça, je n'ai pas l'esprit de compétition, je ne suis pas carriériste.
Et puis un peu d'ambition ce n'est pas négatif si ça n'écrase pas l'autre.
J'avoue je suis aussi comme ça, je n'ai pas l'esprit de compétition, je ne suis pas carriériste.
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AliceBH
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Re: À voir : Thibault Derien
Pour avoir un (tout petit) peu connu Thibault Derien, et avoir suivi son parcours, c'est un artiste pluriel et sincère... Il a fait de la musique, a quelques années tenu un bar dans un bled paumé où il faisait venir de grands artistes, et son livre est publié chez un petit éditeur local, bref ce n'est clairement pas l'envie de "réussir" qui l'anime, sinon il aurait fait d'autres choix
Et j'aime bien aussi la série qu'il a fait autour de sa fille. Là aussi on est dans un travail intime, sensible, qui ne tombe jamais dans le m'as-tu-vu, je trouve.
Bref, moi je l'aime bien
Et j'aime bien aussi la série qu'il a fait autour de sa fille. Là aussi on est dans un travail intime, sensible, qui ne tombe jamais dans le m'as-tu-vu, je trouve.
Bref, moi je l'aime bien
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vdragon76
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Re: À voir : Thibault Derien
C'est curieux.
Je fais une remarque d'ordre général, et on se la joue fan club
C'est vrai que la réflexion m'est venue en regardant son travail mais aussi à force de poursuivre mes recherches sur la "nouvelle photographie" (après en avoir faite une sur l'"Ecole de New York" composée exclusivement de photographes juifs pour la petite histoire, ce qui en soi est curieux) et je me suis dit qu'il y avait un lien "communautaire" à chaque mouvement.
Et je pense que ce lien dans le cadre de cette nouvelle photographie, ce n'est pas basé sur une référence commune (la judéité en filigrane dans le cas cité) mais dans un besoin d'exister et le rapport avec une reconnaissance voire une célébrité. C'est ça le moteur selon moi.
Ca n'a rien de culturel, c'est existentiel.
Et ça donne les pires choses; et parfois, il faut le dire, quelques très bonnes choses par ailleurs, beaucoup moins fréquentes, mais ça, c'est toujours le cas. Dans les siècles passés, on parlait des "petits maîtres" qui disparaîtront plus ou moins rapidement et quelques pointures qui résisteront au temps. Parfois, ce n'est qu'une question de chance d'ailleurs.
Pour en revenir à Derien, c'est documentaire. Bien. Ok.
Est ce que ça m'apporte quelque chose? Non. Pas plus que les châteaux d'eau des Becher.
Une fois qu'on a saisi le pitch, on se dit ok, ce délitement est triste, nostalgie nostalgie. Et après quoi? Ou est la création une fois le pitch assimilé?
C'est bien d'en garder une trace, certes. Mais ce discours répété ad nauséam comme concept, comme disait Chirac (je me réfugie derrière le bonhomme là) "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre"
Ceci dit, libre à tous de ne pas être d'accord avec moi.
Mais selon moi, ce travail (honorable) disparaîtra dans l'écume du temps, sauf a titre documentaire, ce qui est fondamentalement son moteur premier.
V.
Je fais une remarque d'ordre général, et on se la joue fan club
C'est vrai que la réflexion m'est venue en regardant son travail mais aussi à force de poursuivre mes recherches sur la "nouvelle photographie" (après en avoir faite une sur l'"Ecole de New York" composée exclusivement de photographes juifs pour la petite histoire, ce qui en soi est curieux) et je me suis dit qu'il y avait un lien "communautaire" à chaque mouvement.
Et je pense que ce lien dans le cadre de cette nouvelle photographie, ce n'est pas basé sur une référence commune (la judéité en filigrane dans le cas cité) mais dans un besoin d'exister et le rapport avec une reconnaissance voire une célébrité. C'est ça le moteur selon moi.
Ca n'a rien de culturel, c'est existentiel.
Et ça donne les pires choses; et parfois, il faut le dire, quelques très bonnes choses par ailleurs, beaucoup moins fréquentes, mais ça, c'est toujours le cas. Dans les siècles passés, on parlait des "petits maîtres" qui disparaîtront plus ou moins rapidement et quelques pointures qui résisteront au temps. Parfois, ce n'est qu'une question de chance d'ailleurs.
Pour en revenir à Derien, c'est documentaire. Bien. Ok.
Est ce que ça m'apporte quelque chose? Non. Pas plus que les châteaux d'eau des Becher.
Une fois qu'on a saisi le pitch, on se dit ok, ce délitement est triste, nostalgie nostalgie. Et après quoi? Ou est la création une fois le pitch assimilé?
C'est bien d'en garder une trace, certes. Mais ce discours répété ad nauséam comme concept, comme disait Chirac (je me réfugie derrière le bonhomme là) "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre"
Ceci dit, libre à tous de ne pas être d'accord avec moi.
Mais selon moi, ce travail (honorable) disparaîtra dans l'écume du temps, sauf a titre documentaire, ce qui est fondamentalement son moteur premier.
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Re: À voir : Thibault Derien
Je ne fais partie d'aucun fan club.
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vdragon76
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Re: À voir : Thibault Derien
C'est une plaisanterie Gildas!
V.
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