J'ai vu pire, au moins ton appareil est à toi est complet. J'ai reçu un Rolleiflex 2.8F il y a 15 jours acheté 2000€ auprès d'une de ces grandes boutiques du nord de l'Europe, "révisé", avec le client qui se plaignait de fuites de lumière. Il manquait le tube coulissant qui fait étanchéité dans la chambre noire
Fiabilité des appareils moyens format
- Mael
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
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KawaZ
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
L'électronique en théorie c'est inusable.
Les seules pannes possibles comme le dit Havoc sont les condensateurs chimiques ou tantale et l'oxydation des circuits et connections, et leurs coupures dans le cas des flexibles. Un circuit intégré, une diode, si ses broches ne sont pas oxydé n'ont aucune raison de " tomber en panne" et encore moins de cramer ( surtout avec des piles boutons de 1,5 à 3 volts).
Ce sont les condensateurs, les connections et continuité qu'il faut contrôler et tester, et remplace qui est oxydé ( fils ou pistes, contact boîtier piles).
Bon toujours dans le hors sujet en parlant de SLR ( désolé je n'ai que cela comme moyen de comparaison).
Le Cosina Hi Lite de mon père, qui est resté 40 ans au moins dans sa valise, la pile qui a coulé en faisant des dégâts sur la semelle :
L'exception qui confirme la règle, lui la mécanique a fonctionné du premier coup, la cellule j'ai dû batailler un peu. Je viens de le vendre, l'acheteur surtout intéressé par les 3 objectifs.
Mes 2 Fuji STX2 : le kit mousse classique, entièrement mécanique, un petit circuit électronique composé d'un circuit intégré et trois résistances variables,( trimer) et les Led de contrôle et cellules silicium.
Le premier peu usé, celui que j'avais acheté neuf en 1986, jamais eu aucun problème mécanique, la cellule elle a bougé ( corrigé à l'aide d'une des 3 trimer, le 4 ème trimer étant la sélection vitesse que j'ai sûrement déréglé en retirant le capot supérieur).
Le second que j'ai acheté sur eBay a beaucoup de traces d'usures, notamment la sérigraphie sur selecteurs vitesse en partie effacée, les couleurs passée: aucun souci électronique et cellules, par contre par moment un souci sur le levier d'armement ( visiblement panne récurente sur le STX1 plus ancien). Pour l'instant il fonctionne toujours et des 2 c'est celui que j'utilise le plus.
Mes deux Nikon FE, le noir et l'argent.
Le noir: beaucoup de trace d'usures, même présence de poussières sur les mécanismes visible en enlevant la semelle. Depuis que je l'ai jamais eu aucun problème, il a fonctionné du premier coup, tourne comme une horloge et pourtant il a visiblement beaucoup tourné et vécu. Pour la poussière, je ne comprends pas comment elle a pû rentrer dans l'appareil ( il n'y en a pas beaucoup, très fines).
L'argent : lui côté esthétique," neuf", visiblement très peu servi et resté dans un placard au moins 20 ans avec des champignons dans l'objectif. Mais stocké sans les piles ! Aucune trace de coulure( au moins le propriétaire avait eu la présence d'esprit de les retirer).
Aucune poussière dans l'appareil, en retirant la semelle mécanique comme neuve, mais mécanique à moitié bloquée, j'en ai parlé dans un autre post. A force de faire des déclenchement, mis de l'huile " à montre" ou je pouvais, que j'ai acheté, j'ai fini par le débloquer. Je suis en train de faire une pellicule test en ce moment ( kit mousse fait préalablement).
J'ai été moins emmerdé par "l'usé" que par le " neuf"...
Dans les 2 cas, aucun problème électronique.
Un coup de loterie à chaque fois.
Sûr que plus c'est simple techniquement, mieux c'est et plus c'est fiable.
Les seules pannes possibles comme le dit Havoc sont les condensateurs chimiques ou tantale et l'oxydation des circuits et connections, et leurs coupures dans le cas des flexibles. Un circuit intégré, une diode, si ses broches ne sont pas oxydé n'ont aucune raison de " tomber en panne" et encore moins de cramer ( surtout avec des piles boutons de 1,5 à 3 volts).
Ce sont les condensateurs, les connections et continuité qu'il faut contrôler et tester, et remplace qui est oxydé ( fils ou pistes, contact boîtier piles).
Bon toujours dans le hors sujet en parlant de SLR ( désolé je n'ai que cela comme moyen de comparaison).
Le Cosina Hi Lite de mon père, qui est resté 40 ans au moins dans sa valise, la pile qui a coulé en faisant des dégâts sur la semelle :
L'exception qui confirme la règle, lui la mécanique a fonctionné du premier coup, la cellule j'ai dû batailler un peu. Je viens de le vendre, l'acheteur surtout intéressé par les 3 objectifs.
Mes 2 Fuji STX2 : le kit mousse classique, entièrement mécanique, un petit circuit électronique composé d'un circuit intégré et trois résistances variables,( trimer) et les Led de contrôle et cellules silicium.
Le premier peu usé, celui que j'avais acheté neuf en 1986, jamais eu aucun problème mécanique, la cellule elle a bougé ( corrigé à l'aide d'une des 3 trimer, le 4 ème trimer étant la sélection vitesse que j'ai sûrement déréglé en retirant le capot supérieur).
Le second que j'ai acheté sur eBay a beaucoup de traces d'usures, notamment la sérigraphie sur selecteurs vitesse en partie effacée, les couleurs passée: aucun souci électronique et cellules, par contre par moment un souci sur le levier d'armement ( visiblement panne récurente sur le STX1 plus ancien). Pour l'instant il fonctionne toujours et des 2 c'est celui que j'utilise le plus.
Mes deux Nikon FE, le noir et l'argent.
Le noir: beaucoup de trace d'usures, même présence de poussières sur les mécanismes visible en enlevant la semelle. Depuis que je l'ai jamais eu aucun problème, il a fonctionné du premier coup, tourne comme une horloge et pourtant il a visiblement beaucoup tourné et vécu. Pour la poussière, je ne comprends pas comment elle a pû rentrer dans l'appareil ( il n'y en a pas beaucoup, très fines).
L'argent : lui côté esthétique," neuf", visiblement très peu servi et resté dans un placard au moins 20 ans avec des champignons dans l'objectif. Mais stocké sans les piles ! Aucune trace de coulure( au moins le propriétaire avait eu la présence d'esprit de les retirer).
Aucune poussière dans l'appareil, en retirant la semelle mécanique comme neuve, mais mécanique à moitié bloquée, j'en ai parlé dans un autre post. A force de faire des déclenchement, mis de l'huile " à montre" ou je pouvais, que j'ai acheté, j'ai fini par le débloquer. Je suis en train de faire une pellicule test en ce moment ( kit mousse fait préalablement).
J'ai été moins emmerdé par "l'usé" que par le " neuf"...
Dans les 2 cas, aucun problème électronique.
Un coup de loterie à chaque fois.
Sûr que plus c'est simple techniquement, mieux c'est et plus c'est fiable.
Modifié en dernier par KawaZ le mardi 27 janvier 2026 11:23, modifié 1 fois.
- Mael
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
Je suis désolé mais les transistors anciens, les micropresseurs spécifiques à certaines applications sont loin d'être éternels, corrosion interne, entre autre, la "transistor plague". Il est souvent difficile voir impossible de trouver des équivalents à certaines références. J'ai déjà réparé des amplis de pilote automatique d'avion des années 60 "electronic brain" ben bonjour il vaut mieux refaire la carto complète avec des composants modernes.
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KawaZ
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
Pas faux pour la corrosion interne, l'encapsulage des transistors pas toujours hermétique et la migration de l'oxydation via les pattes/ broches.
J'ai fait il y a peu des " Fuzz", petit circuit électronique ( pédale d'effet guitare) utilisant des transistors germanium. Technologie des années 60 et début 70.
Les seuls qui se trouvent encore sont de vieux stocks chinois ou russes. Il est vrai que un sur deux facile sont inutilisables, déconnent à la première mise sous tension ( voir en test diode avec un multimètre) ou lâche au bout de quelques heures d'utilisation ( acheté par lots, j'ai dû en remplacer plusieurs).
Les cellules CDS doivent lâcher pour les mêmes raisons. Oxydation.
D'ailleurs en mécanique, c'est également le premier " ennemi" également pour les appareils photos, comme les petites vis soudées par l'oxydation rendant l'appareil " indémontable".
J'ai essayé d'accéder aux côté du Mamiya C33 là où se trouve la manivelle pour voir dans quel état c'est, huiler ou graisser, j'ai dû renoncer à cause des vis bloquées et pas insister pour ne pas foirer les empreintes ou casser les têtes de vis.
Pour le Rolleicord, je me suis contenté de retirer le haut pour accéder au miroir et nettoyer le dépoli, qui était propre de toute façon. Pour le reste si un jour problème, si les pièces sont usé je ne pourrai rien faire d'autre que l'envoyer à un réparateur qui a des pièces, et qui peut le démonter.
J'ai fait il y a peu des " Fuzz", petit circuit électronique ( pédale d'effet guitare) utilisant des transistors germanium. Technologie des années 60 et début 70.
Les seuls qui se trouvent encore sont de vieux stocks chinois ou russes. Il est vrai que un sur deux facile sont inutilisables, déconnent à la première mise sous tension ( voir en test diode avec un multimètre) ou lâche au bout de quelques heures d'utilisation ( acheté par lots, j'ai dû en remplacer plusieurs).
Les cellules CDS doivent lâcher pour les mêmes raisons. Oxydation.
D'ailleurs en mécanique, c'est également le premier " ennemi" également pour les appareils photos, comme les petites vis soudées par l'oxydation rendant l'appareil " indémontable".
J'ai essayé d'accéder aux côté du Mamiya C33 là où se trouve la manivelle pour voir dans quel état c'est, huiler ou graisser, j'ai dû renoncer à cause des vis bloquées et pas insister pour ne pas foirer les empreintes ou casser les têtes de vis.
Pour le Rolleicord, je me suis contenté de retirer le haut pour accéder au miroir et nettoyer le dépoli, qui était propre de toute façon. Pour le reste si un jour problème, si les pièces sont usé je ne pourrai rien faire d'autre que l'envoyer à un réparateur qui a des pièces, et qui peut le démonter.
- Abbazz
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
J'étais... Pour le rideau d'obturation, c'est vrai que c'est le point faible mais j'ai encore deux boîtiers sur lequel il marche. Pour l'autre, je pourrais le faire réparer mais pour le moment, le rideau est bloqué en position ouverte et, soit je change d'objectif dans un manchon de chargement opaque à la lumière, soit j'attends la fin du film (il n'y a que huit poses en 6x9) ! C'est donc une panne qui n'empêche pas vraiment d'utiliser l'appareil.Havoc a écrit : mardi 27 janvier 2026 10:06T'est un grand sportif de te ballader avec ça! C'est vrai que ça sont des boitiers très simple mais efficace. Par contre le rideau d'obturation pour changer les objectifs, c'est rarement que ça fonctionne.Abbazz a écrit : mardi 27 janvier 2026 9:04 C'est pour ça que j'aime bien mes gros Fuji G690 à objectifs interchangeables. Le boîtier est vraiment très simple (pas de pile, pas de cellule, pas d'obturateur) mais par rapport à un sténopé, il a les petits perfectionnements qui comptent vraiment : un télémètre facile à ajuster et l'avancement du film jusqu'à la vue suivante sans avoir besoin de recourir à la fenêtre rouge. Les obturateurs Seikosha sont placés dans les objectifs et sont super-résistants. Si un jour un obturateur rend l'âme et n'est pas réparable, il est toujours possible de racheter l'objectif sans avoir besoin de renouveler le boîtier.
Bon, c'est lourd et encombrant et je ne me balade plus aujourd'hui comme je le faisais avant avec deux boîtiers munis du 50mm et du 100mm, plus le 180mm dans le sac. Mais c'est quand même du matériel dont on sent qu'il fonctionnera encore dans cent ans !
Il faut quand même préciser que l'électronique vieillit en général plus vite que la mécanique bien entretenue. À part les condensateurs (mais c'est déjà beaucoup : un court-circuit sur un condo, ça peut faire griller d'autres composants !), il y a aussi d'autres composants qui lâchent et, plus ils sont miniaturisés et plus ils sont susceptibles de défaillances. Mais tu as raison de dire que ce sont souvent des sources externes (fuites de piles, infiltrations d'eau éventuellement salée) qui sont responsables des dysfonctionnements. Il faut aussi y ajouter les soudures sans plomb (obligatoires depuis 2006) dont la tenue dans le temps est parfois questionnée et les mauvais circuits imprimés (bakélite) employés à la place de l'époxy car moins chers et plus faciles à usiner mais vieillissant mal et susceptibles de se casser.L'électronique ne veillit pas vraiment, ça marche ou ça casse. Il y a que les condensateurs électrolytiques (alu, tantale..) qui ont un problème dans le temps car l'électrolyte s'en va. Pour le reste c'est le plus souvent des connections qui lâchent. Surtout quand des batteries à mercure ont fait des fuites, ça bouffe le cuivre. Ou de l'humidité qui rentre surtout l'eau salé est déstructif. Je crois que c'est surtout le manque de documentation qui fait qu'on sait pas réparer de l'électronique qui est foutu.phildu24 a écrit : mardi 27 janvier 2026 9:10 C'est pas tant qu'elle vieillit "mal", c'est surtout qu'elle vieillit tout court.![]()
Je pense que ce n'est pas seulement un manque de documentation mais aussi parfois tout simplement un manque de pièces : un circuit intégré fait sur mesure ou un processeur spécialisé pour les boîtiers les plus modernes ne se trouve qu'auprès du fabricant et n'est plus disponible quand le stock est épuisé. Et ce genre de composant n'est pas susceptible d'être remplacé par un équivalent ou fabriqué par un amateur dans son garage, à la différence d'une pièce mécanique.
C'est tout cela (condensateurs qui fuient, autres composants qui s'oxydent ou se dégradent, soudures qui lâchent, circuits flexibles dont les bandes de connexion se coupent, semi-conducteurs qui deviennent introuvables) que j'appelle vieillissement.
Amitiés,
Abbazz
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yoda
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
pour ceux là (et d'autres) il y a au moins Fototech!
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kagathoskalos
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
À propos d’électronique, est il possible de supprimer (par démontage) la cellule HS d’un Rolleiflex ainsi que la grille à l’avant ? Merci
- Mael
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
Il existe un kit de suppression cellule d'origine Rollei, il m'en reste quelques uns, attention quantité limitée. Il consiste en un élément venant se substituer à l'élément photosensible d'un côté et de l'autre un bouchon au niveau de la molette de mise au point, équipé d'un aide mémoire de type et sensibilité de film.
- Oriu
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
Une bonne opportunité pour en profiter pour faire une révision du Rolleiflex 
- Marc Aurèle B.
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
il y a quelques années Otto Baumgartner à Wàdenswil en Suisse m'a mis une nouvelle cellule sur mon Rolleiflex qui fonctionne encore parfaitement. Je l'avais acheté avec une cellule défectueuse
- Mael
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Re: Fiabilité des appareils moyens format
Des neuves il m'en reste deux. Elles sont mortes de ne pas avoir été installées. Celles qui ont survécus (ça j'en ai encore d'occase) ce sont celles qui ont servi le plus. Ces cellules ne supportent pas de ne pas voir la lumière.